The Do - On my shoulders
How many summers will I wait ?
Texte : Moi

The Do - On my shoulders  How many summers will I wait ? Texte : Moi
Elle n'avait pas encore posé ses yeux sur lui qu'elle savait. Deux semaines qu'elle était à sa recherche, elle avait écumé tous les squats, tous les bars, tous les endroits les plus sombres de la ville, et, enfin, finit par le retrouver dans un vieil appartement... insalubre. Elle n'eut pas le courage de le regarder, pas tout de suite, pas maintenant. Une forte odeur de pisse, de sang et de tabac lui emplissait peu à peu ses poumons. Elle suffoquait. Le pièce était plongée dans l'obscurité, le sol noir de crasse, seul un matelas y était négligemment posé. Et des seringues, et des aiguilles, et des feuilles d'aluminium, et des petites cuillères, et des bouteilles de méthadone à moitié finies... Quand elle le regarda, enfin, elle ne le reconnut pas. Son propre fils, son sang, sa chair... Eut l'impression de le voir pour la première fois. Accroupi, le visage baissé, une maigreur stupéfiante, les yeux fous. Pupilles dilatées, regard très sombre, ses yeux bougeaient à toute vitesse sans marquer de pose, ne cessaient de chercher un échappatoire à sa propre douleur. Il tremblait. Sa sueur dégageait une odeur insoutenable, le monstre sortait peu à peu du corps. Elle s'avança, doucement, comme s'il c'était agit d' un animal sauvage. Elle lui prit sa main, et l'appela par son prénom dans un murmure à peine audible. Il releva la tête, lentement, ses yeux se fixèrent tout à coup, il plongea son regard (son âme?) dans le sien (la sienne?) : « Sauves-moi maman »





# Posté le lundi 26 juin 2006 16:05
Modifié le jeudi 15 mai 2008 17:29

Jacques Dutronc - Il est cinq heures Paris s'éveille
Les travestis vont se raser les stripteaseuses sont rhabillées

Jacques Dutronc - Il est cinq heures Paris s'éveille  Les travestis vont se raser les stripteaseuses sont rhabillées

Je suis l'histoire d'une fille qui ne sait plus vraiment qui elle est . Qui est malade. Et quoi ? Vous en connaissez ,vous, des gens qui ne sont pas malades? La maladie c'est toute notre vie, et c'est tellement banal. " Personne ne me comprend, personne ne me connaît." Qui ne s'est jamais dit ça ? Qui n'en est pas intimement persuadé ? Qui voudrait qu'on lui dise :" Je sais ce que tu penses"? C'est la seule révolte, le seul dénominateur commun de l'humanité. Vous en connaissez, des gens qui sont satisfaits? L'insatisfaction, c'est toute notre vie, et c'est tellement normal puisqu'il faut bien désirer quelque chose pour aller à la vie de tous les matins du monde. Et ceux qui n'attendent plus rien sont des dépressifs, des malades encore des malades. Eux aussi sont contents qu'on s'intéresse à eux parce qu'ils pensent plus noir que les autres. Ca les fait avancer de se dire qu'ils sont différents. du fin fond de leur lit. Ils ne veulent plus bouger de leur oreiller, ils ont trouvé un système, comme ça, juste pour être incompris. Tous des tordus, tous en vie, tous à rire, tous à pleurer, tous à bouffer, à baiser, à croire que leur vie n'est finalement pas la leur. Des milliards de petites vies paralèles qui ne se croisent jamais, et la joie de faire croire qu'on est en bonne santé alors que pas du tout. C'est l'histoire d'une fille qui se pose des questions. Elle à des angoisses et des tas de problèmes. Et elle souffre. Oh, elle sait souffrir, mais elle est plus forte que les autres et elle cache sa souffrance, parce que personne ne pourrait comprendre ça. Aveugles que nous sommes tous. Pendant ce temps, elle vie dans la peur et dans le mensonge. Il faut qu'elle comprenne qu'elle s'est trompée. Toutes ces histoires de minceur, de balance et de calories, ce n'est pas ça le problème. C'est plus grave que ça.
Camille de Peretti, Thornytorinx





# Posté le lundi 05 juin 2006 07:23
Modifié le jeudi 15 mai 2008 16:47

Cat Power - Wonderwall
I don't believe that anybody feels the way I do about you now
Texte : Moi

Cat Power - Wonderwall   I don't believe that anybody feels the way I do about you now Texte : Moi
-Je préférerais avoir des bijoux, dit B.
-Pourquoi ?
-Parce qu'un diamant, c'est pour toujours, dit B.
-Pour toujours quoi faire ?
Andy Warhol
Le bruit précipité de ses escarpins résonnent encore dans la ville. Une fois de plus elle s'est enfuie, le visage dans les mains, en empruntant les ruelles les plus sombres de Paris. Éclairée faiblement par les réverbères et devantures de magasins, elle ne s'est pas retournée une seule fois. Un trop plein d'orgueil et de fierté peut-être l'en empêchée. Lorsque le film fut fini, que les lumières s'étaient rallumées, elle était déjà partie, le laissant seul devant le générique. Il était resté là, à contempler le nom des acteurs, metteur en scène, décorateurs ; tandis que le courant d'air froid et distant de la fuite de Mathilde soufflait encore dans le creux de son cou. Mathilde n'y arrivait jamais. Elle continuait impunément, à chaque occasion, de mettre un terme à ce qui venait de commencer. Pire, elle prenait un pied énorme à briser en éclat une relation d'une seconde. Elle n'avançait pas, et aurait fait n'importe quoi pour fuir l'instant, toujours plus tôt, toujours plus vite. Mais à ce moment là, au diable les conventions, à presque 30 ans elle n'a pas peur de finir sa vie sans personne. Sourire aux lèvres et éclats de rires évanoui dans son c½ur, elle traverse la Concorde, choppe par bonheur un taxi. Elle prenait un malin plaisir à se foutre dans la merde. Seule.






# Posté le samedi 03 juin 2006 08:32
Modifié le jeudi 15 mai 2008 14:02

The Libertines - What Katie Did
There're polka dots in my eye

The Libertines - What Katie Did There're polka dots in my eye
« Pete Doherty est un toxico. Pete est un salop. Pete est un escroc. Pete est séducteur. Pete est un poète. Pete est ce qui est arrivé de mieux à l'Angleterre depuis les Beatles. Pete écrit comme un Dieu. Pete est pathétique. Pete est un truqueur. Pete écrit des chansons sublimes. Pete a ken Kate Moss. Pete vend son âme aux dealeurs. Pete est pur. Pete est un dandy. Pete est un poseur. Pete adore l'argent. Pete est vulnérable. Pete est un voleur. Pete est un violent. Pete collectionne les Jaguars. Pete est arrogant. Pete fume volontiers la pipe. Pete porte un petit chapeau. Pete est un branleur. Pete bousille tout ce qu'il touche. Pete nous fait rêver. Pete risque de crever. Pete se donne en spectacle. Pete annule souvent. Pete souffre pour nous.


PETER IS BETTER THAN JESUS.


Il est tout Rock. A une époque ou du rock... Il n'y en a plus guère. Mais du pour de vrai ? du drame et de la passion ? Quelqu'un Bigger Than Life qui vit comme un roman qui s'écrit au jour le jour ? Un Rimbaud des auto tamponneuses ? Un Wilde en Levi's crade . Et aux doigt sales aussi, d'ailleurs... parce que le crack, hein...

Nada .Ou Quasi.
Hors Lui. Doherty.

Pete doherty par Eudeline
Et s'il y en a un qui arrive un jour à écrire un classique, comme plus personne ne sait en faire depuis... Allez! 1973...
Ce sera Lui. »


Photographie : Pete Doherty par Hedi Slimane, cliquez, ses photos sont vraiment magnifiques, parcourez les pages il y a pas mal de photos inédites et intimes de Pete, Amy Winehouse et autres...





# Posté le jeudi 01 juin 2006 11:37
Modifié le mercredi 14 mai 2008 17:04

BabyShambles - Deft Left Hand
That Woman's tears could be the death of me
Texte : Moi

BabyShambles - Deft Left Hand  That Woman’s tears could be the death of me  Texte : Moi
J'aime les gens. Prenez le temps de vous asseoir dans un café bondé de Montmartre. Observez-les, dévorez-les. Devinez ou bien inventez leurs vies, ce qui les poussent à être comme ça, à agir ainsi. Comprenez-les. J'ai toujours pensé que pour connaître au mieux un pays, une culture, c'est avant tout comprendre les gens, les regarder vivre, parler, bouger. Si vous voulez apprendre d'un pays , ce n'est pas en allant dans les musées, là-bas il n'y a que ce qu'on veut bien vous montrer. Pas besoin de traverser le pays de long en large : arrêtez-vous à la gare. La vérité est dans les gares, dans chacune d'entres elles. On y voit les gens tels qu'ils sont : vrais, natures, pressés. Ce serait le voyage le plus constructif : faire toutes les gares du monde. Apprendre de ce jeune homme, en pleures, qui vient de laisser partir sa copine. Apprendre du regard terrifié de cette mère, qui pour la première fois, voit sa fille prendre le train, seule. Apprendre de ces jeunes des cités, venus spécialement ici pour piquer des téléphones portables. Apprendre de cette vie, de cette densité d'émotions, tellement forte, tellement vraie, que ça en devient palpable. Rien n'est vrai autre part, la vie dans les gares c'est juste la vie, sans artifices, ponctuée par les
départs, les arrivés.
# Posté le mercredi 31 mai 2006 09:01
Modifié le jeudi 15 mai 2008 12:34

Liens promotionnels