Donc si on résume.
Pipe-Down c'est avant tout Elsa, moi donc, 18 ans. Anciennement élève de Terminale Littéraire, qui vient d'ailleurs d'obtenir son Bac (avec mention svp). Mais pas que. Elsa écrit des textes, Elsa prend des photos, Elsa aime la mode. Et l'année prochaine, Elsa entre dans une école de stylisme sur Bordeaux. Voilà. Pipe-Down existe depuis 2 ans. 2 ans, et autant vous dire que depuis ce temps là, ce pauvre blog a connu de très nombreux changements, et je suis même pas sûre que certains d'entres vous peuvent en témoigner ! Tout simplement parce que qui dit changement dit que forcément des gens n'adhèrent pas. Et alors ce sont d'autres qui arrivent. Qui sait demain, vous serez peut être partis. Ou pas. En toute objectivité, y'a deux ans, jamais je ne m'aurais imaginée telle que je suis aujourd'hui. On évolue les jeunes, et si vite. Et c'est tant mieux. Cette année fait sincèrement partie de mes plus belles années. Rencontre avec des personnes en or, des amitiés juste magnifiques... Voilà on va arrêter là, sinon je risque de transgresser une des rêgles que je m'étais fixée : ne pas parler de ma vie sur mon blog. Non pas que je trouve ridicule les gens qui le font mais bon, j'ai du mal avec ça. C'est con, j'aurais tellement de choses à vous dire. Bon l'année prochaine, c'est le changement, un gros changement. 200 kilomètres de chez moi. 200 kilomètres d'une partie des gens qui comptent pour moi. Heureusement certains partent avec moi. Les autres je vous emporte dans mon coeur. Pipe-Down s'arrête pas. Déjà Pipe-Down c'est trop d'histoires pour s'arrêter, et je me sens trop bien là.

Pipe-Down c'est plus de 3223 commentaires.
Pipe-Down c'est plus de 116 Fans.
Pipe-Down c'est plus de 3500 visites par mois.
Merci

Bref, Pipe-Down, c'est une petite merde parmis tant d'autres :)

Pour ceux qui se demande, sur la photo c'est moi.
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 06:20
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 17:33

Pete Doherty & Wolfman - For Lovers We joke while the sun goes down Texte : Moi

Pete Doherty & Wolfman - For Lovers We joke while the sun goes down Texte : Moi
Bordel tu comprends pas, tu comprends rien. Ces mots là, ces putains de mots niais, c'était les miens. Tu vois ? Tu me les as dis à moi en premier, ils m'appartiennent et tes sentiments aussi. Et j'en ai rien à foutre tu vois, par principe, que t'en sautes une autre que moi. Mais merde, pas ça, non. Elle aura ta queue peut être, mais pas ces mots là. C'est personnel putain, elle avait qu'à être là avant. C'est du vol, je me fais violer là. Quoi j'exagère ? Mais merde ! J'ai été sympa je crois, je les ai accepté tes conneries... et tes pardons aussi. Je les ai mâché tes mots, tes je t'aime. Je m'en suis imprégnée, je sue de toi. Alors par pitié, encule-la et reviens moi.





# Posté le dimanche 02 juillet 2006 07:13
Modifié le vendredi 20 juin 2008 15:20

The Do - On my shoulders How many summers will I wait ? Texte : Moi

The Do - On my shoulders  How many summers will I wait ? Texte : Moi
Elle n'avait pas encore posé ses yeux sur lui qu'elle savait. Deux semaines qu'elle était à sa recherche, elle avait écumé tous les squats, tous les bars, tous les endroits les plus sombres de la ville, et, enfin, finit par le retrouver dans un vieil appartement... insalubre. Elle n'eut pas le courage de le regarder, pas tout de suite, pas maintenant. Une forte odeur de pisse, de sang et de tabac lui emplissait peu à peu ses poumons. Elle suffoquait. La pièce était plongée dans l'obscurité, le sol noir de crasse, seul un matelas y était négligemment posé. Et des seringues, et des aiguilles, et des feuilles d'aluminium, et des petites cuillères, et des bouteilles de méthadone à moitié finies... Quand elle le regarda, enfin, elle ne le reconnut pas. Son propre fils, son sang, sa chair... Eut l'impression de le voir pour la première fois. Accroupi, le visage baissé, une maigreur stupéfiante, les yeux fous. Pupilles dilatées, regard très sombre, ses yeux bougeaient à toute vitesse sans marquer de pose, ne cessaient de chercher un échappatoire à sa propre douleur. Il tremblait. Sa sueur dégageait une odeur insoutenable, le monstre sortait peu à peu du corps. Elle s'avança, doucement, comme s'il c'était agit d' un animal sauvage. Elle lui prit sa main, et l'appela par son prénom dans un murmure à peine audible. Il releva la tête, lentement, ses yeux se fixèrent tout à coup, il plongea son regard (son âme?) dans le sien (la sienne?) : « Sauves-moi maman »





# Posté le lundi 26 juin 2006 16:05
Modifié le lundi 21 juillet 2008 13:03

Jacques Dutronc - Il est cinq heures Paris s'éveille Les travestis vont se raser les stripteaseuses sont rhabillées

Jacques Dutronc - Il est cinq heures Paris s'éveille  Les travestis vont se raser les stripteaseuses sont rhabillées

Je suis l'histoire d'une fille qui ne sait plus vraiment qui elle est . Qui est malade. Et quoi ? Vous en connaissez ,vous, des gens qui ne sont pas malades? La maladie c'est toute notre vie, et c'est tellement banal. " Personne ne me comprend, personne ne me connaît." Qui ne s'est jamais dit ça ? Qui n'en est pas intimement persuadé ? Qui voudrait qu'on lui dise :" Je sais ce que tu penses"? C'est la seule révolte, le seul dénominateur commun de l'humanité. Vous en connaissez, des gens qui sont satisfaits? L'insatisfaction, c'est toute notre vie, et c'est tellement normal puisqu'il faut bien désirer quelque chose pour aller à la vie de tous les matins du monde. Et ceux qui n'attendent plus rien sont des dépressifs, des malades encore des malades. Eux aussi sont contents qu'on s'intéresse à eux parce qu'ils pensent plus noir que les autres. Ca les fait avancer de se dire qu'ils sont différents. du fin fond de leur lit. Ils ne veulent plus bouger de leur oreiller, ils ont trouvé un système, comme ça, juste pour être incompris. Tous des tordus, tous en vie, tous à rire, tous à pleurer, tous à bouffer, à baiser, à croire que leur vie n'est finalement pas la leur. Des milliards de petites vies paralèles qui ne se croisent jamais, et la joie de faire croire qu'on est en bonne santé alors que pas du tout. C'est l'histoire d'une fille qui se pose des questions. Elle à des angoisses et des tas de problèmes. Et elle souffre. Oh, elle sait souffrir, mais elle est plus forte que les autres et elle cache sa souffrance, parce que personne ne pourrait comprendre ça. Aveugles que nous sommes tous. Pendant ce temps, elle vie dans la peur et dans le mensonge. Il faut qu'elle comprenne qu'elle s'est trompée. Toutes ces histoires de minceur, de balance et de calories, ce n'est pas ça le problème. C'est plus grave que ça.
Camille de Peretti, Thornytorinx





# Posté le lundi 05 juin 2006 07:23
Modifié le jeudi 15 mai 2008 16:47

Cat Power - Wonderwall I don't believe that anybody feels the way I do about you now Texte : Moi

Cat Power - Wonderwall   I don't believe that anybody feels the way I do about you now Texte : Moi
-Je préférerais avoir des bijoux, dit B.
-Pourquoi ?
-Parce qu'un diamant, c'est pour toujours, dit B.
-Pour toujours quoi faire ?
Andy Warhol
Le bruit précipité de ses escarpins résonnent encore dans la ville. Une fois de plus elle s'est enfuie, le visage dans les mains, en empruntant les ruelles les plus sombres de Paris. Éclairée faiblement par les réverbères et devantures de magasins, elle ne s'est pas retournée une seule fois. Un trop plein d'orgueil et de fierté peut-être l'en empêchée. Lorsque le film fut fini, que les lumières s'étaient rallumées, elle était déjà partie, le laissant seul devant le générique. Il était resté là, à contempler le nom des acteurs, metteur en scène, décorateurs ; tandis que le courant d'air froid et distant de la fuite de Mathilde soufflait encore dans le creux de son cou. Mathilde n'y arrivait jamais. Elle continuait impunément, à chaque occasion, de mettre un terme à ce qui venait de commencer. Pire, elle prenait un pied énorme à briser en éclat une relation d'une seconde. Elle n'avançait pas, et aurait fait n'importe quoi pour fuir l'instant, toujours plus tôt, toujours plus vite. Mais à ce moment là, au diable les conventions, à presque 30 ans elle n'a pas peur de finir sa vie sans personne. Sourire aux lèvres et éclats de rires évanoui dans son c½ur, elle traverse la Concorde, choppe par bonheur un taxi. Elle prenait un malin plaisir à se foutre dans la merde. Seule.






# Posté le samedi 03 juin 2006 08:32
Modifié le jeudi 15 mai 2008 14:02